festival des littératures policières noires et sociales à Besançon 2013

Le 16eme festival des littératures policières noires et sociales à Besançon

 Cet évènement organisé par l'association Pas Sérial s'Abstenir avait lieu à la salle Proudhon au Kursaal, le samedi 27 avril  et le dimanche 28 avril. Important de parler du lieu, assez petit, il a favorisé des rencontres chaleureuses et amicales avec les lecteurs. J’ai rencontré des auteurs passionnants et j'ai eu des échanges intéressants avec des lecteurs. 

Intriguée par le résumé, j’ai acheté « un léger bruit dans le moteur » de Jean-Luc Luciani

Voici la quatrième de couverture

«Je suis un enfant qui tue les gens. J'ai tué ma mère à la naissance, ensuite mon père a pris une nouvelle femme, le temps a passé et maintenant nous habitons un endroit où personne ne s'arrête, sauf si l'on tombe en panne. Autant dire que nous vivons entre nous. Il y a mon père que je n'aime pas et ma nouvelle mère que je déteste. Il y avait aussi mon demi-frère, mais celui-là je l'ai déjà tué. Un accident de balançoire. C'est ce qu'ils pensent tous»...

Les premières phrases du roman de Jean-Luc Luciani vous semblent terrifiantes ? Lisez plutôt la suite. Dans ce village où personne ne s'arrête vivent quelques familles qui auraient pu être paisibles si elles n'avaient enfanté ce si gentil petit garçon qui tue tout le monde.
Un léger bruit dans le moteur est comme ces fables qu'on aimait dire à la veillée pour se faire peur. De tels petits garçons n'existent pas, bien sûr. Quoique...

Auteur spécialisé dans la littérature dite «jeunesse», Jean-Luc Luciani s'est laissé aller dans ce récit à prendre son inspiration à rebours. Mais si son héros est monstrueux, la transgression est jouissive, car, vous vous en doutez bien, ce gamin-là a toujours de bonnes raisons de frapper !

J’ai commencé la lecture avec beaucoup de curiosité. Rapidement, j’ai été surprise par le style naïf, j‘emploie ce terme mais ce n’est pas du tout péjoratif, bien au contraire, puisque nous sommes dans la tête d’un enfant de dix ans. L’auteur utilise ce style jusqu’au bout et c’est très perturbant. Cet enfant désire tuer tous les habitants de son village (pas très peuplé) pour être libre et partir. J’avais envie de le laisser en me disant « non, j’aime pas, il n’est pas bien cet enfant ». Drôle de ressentir ça alors que j’ai écrit sur des ados tueurs, mais c’est là justement où je tire mon chapeau à l’auteur car il m’a mise très mal à l’aise eten même temps, j’ai été incapable de lâcher le livre, je devais connaitre la fin.  

J’ai vraiment aimé. Merci Jean-Luc Luciani.

Pour en revenir au salon, c’était du pur bonheur d’être au milieu d’autres auteurs de polars et de rencontrer des lecteurs passionnés par ce genre.

Merci aux organisateurs !

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